samedi 23 juin 2007

S'il y a encore quelqu'un...

... qui n'a pas abandonné et qui continue à venir sur ce blog pour essayer de prendre de mes nouvelles...
Je sais, un mois et demi sans rien écrire... c'est pô bien. Mais entre un petit coup de déprime (léger et bien terminé, je vous rassure) dû à plusieurs facteurs, beaucoup de boulot avec les législatives et cette satanée pluie qui fait ramer les ondes wifi (ce qui fait planter ma connexion internet et qui casse ma motivation à écrire quoi que ce soit pour que ça plante...), et bien j'avoue, j'ai un peu déserté !

Bon, me voilà de retour... et je profite donc du tag de Thomas pour écrire ce post. J'ai été taguée, je dois donc révéler 7 choses sur moi et taguer 7 autres blogs.

Que dire sur moi...

- je pleure très très facilement. De rire le plus souvent, mais, là où d'autres crient, tapent du point sur la table, râlent... et bien moi, pour relâcher la pression, je pleure. Je pleure en lisant un livre, devant un film, ou un téléfilm, quand je vois un paysage trop beau, quand je suis touchée par la gentilesse de quelqu'un... ça se limite généralement à une montée de larmes aux yeux... mais si la fatigue s'en mêle, ça peut se transformer en cascade !

- j'accorde beaucoup plus d'importance aux gens avec qui je bosse quà la boîte dans laquelle je bosse. Pour moi, une bonne ambiance au boulot et primordiale, vraiment. D'un autre côté je crois être assez diplomate et enthousiaste pour à peu près bien m'entendre avec tout le monde ou au moins faire style que.

- j'adore vivre en colloc'. Alors que dans ma jeunesse j'étais une solitaire qui avait peur des autres... et bien maintenant, j'adore vivre avec des gens qui sont des inconnus au départ. C'est pas toujours évident, mais ça permet de rencontrer vraiment des gens qui sont pas du même monde que vous et c'est donc très enrichissant.

- j'adore les séries pour teenagers du type Dawson, les Frères Scott (c'est ce qui a remplacé le premier sur TF1). Je sais, y'a plein de choses à y redire, mais c'est mon truc à moi. J'adore aussi les séries médicales. J'ai 13 saisons d'Urgences à mon actif et comme le NFS-chimi-iono n'a plus de secret pour moi, je suis passée à Grey's anatomy.

- je m'en suis foutue en l'apprenant, mais juste après l'élection de Sarko (et la déprime que ça a provoqué chez moi), ça m'a foutu un coup. La mort de Grégory Lemarchal. Je sais, c'est ridicule, maintenant, j'arrête pas de sortir des blagues pourries là-dessus, mais à ce moment-là, je sais pas bien pourqoi, ses chansons se sont misent à me toucher (même si je suis bien contiente que c'est une espèce de pop qui essaie de tendre vers un prémice de rock, bien commercial, avec des paroles gnan-gnan). Peut-être parce qu'il avait 6 mois de plus que moi et qu'il avait eu la force de réaliser son rêve malgré la maladie (on évitera ici les considérations sur la façon dont il a réalisé son rêve).

- j'aime bien aimé ce qu'à fait Julien Dauré à la Nouvelle star. J'attends la suite.

- j'adore les Fatals picards. C'est ma chef (picarde) qui me les a fait découvrir juste avant l'Eurovision. Je trouve leur album orange mécanique vraiment chouette.

Vala, reste plus qu'à trouver 7 blogs à taguer... c'est pas gagné ça !

vendredi 4 mai 2007

Toute chamboulée...

C'est dingue comme deux jours peuvent vous retourner... ça va, hein, pas d'inquétude. C'est juste que en allant en reportage toute à l'heure, dans la voiture, ben je me suis dis que quelque chose avait changé dans ma chtite tête. Ou mon chti coeur.
Reprenons au commencement : dimanche. Je bossais à Pau, j'ai donc couvert cette histoire de curé qui vit en concubinage depuis 20 ans et que l'Evêcher vient de décharger de son ministère. Enfin, j'ai surtout couvert le boycott de la messe de dimanche donc. 600 personnes venu soutenir un prêtre. Pas mal non ?

Bref. J'ai fais un avant sujet le samedi, j'ai donc rencontré le monsieur, qui ne souhaitait pas s'exprimer au micro, mais avec qui j'ai quand même un peu discuter.

Et bien il m'a déjà drôlement touché à ce moment-là. Et surtout, je l'ai trouvé très différent de tous les prêtre que j'avais croisé jusque là (et il y en a quand même eu quelques uns, vu toutes les années de cathé que j'ai fait, tout ça pour devenir plus ou moins athée et un peu anticlérical, surtout depuis le week-end dernier d'ailleurs).

Heureusement, j'ai des collègues fûtés. l'un deux a trouvé l'origine de mon interrogation : qu'a-t-il de si différent ? Et bien, il ne met pas cette distance avec les personnes du sexe féminin que mettre les autres (de type vade retro satanas). Du coup, a pas peur de regarder les dames dans les yeux et tu te prends sa conviction religieuse entourée de bontée en pleine gueule.

Et puis il y a eu le dimanche. Du monde donc, toutes les radios, la presse écrite, la télé. L'exitation de courir partout pour avoir les bonnes personnes au bon moment, les papiers pour le direct... Et l'itw du prêtre après la messe.

On l'a topé avec le JRI de Fr2, pile au bon moment. Il attaque... je le relance rien que pour moi avec un petit "toute cette mobilisation, ça doit vous faire chaud au coeur ?". Il me fait une belle réponse, je suis contente. Et là, la question que je préparais depuis 2 jours (et là, merci maman pour ces années de cathé, j'aurais peut-être pas eu l'idée sans) "ça vous fais quoi ce premier dimanche sans messe ?". Il commence à m'expliquer qu'il a essayé de prier sans réussir (là, exitation d'un son génial) et là, gorge serrée, larmes qui montent. Mierda... trop d'émotion pour lui. C'est là que j'ai compris toute l'importance de tout ça pour lui. Comme si on lui enlevait la moitié de sa vie et qu'il culpabilisait pour l'autre. Horrible quoi...

J'ai ressassé ça un bon moment et j'ai passé la nuit suivante à en rêver. J'y repense encore. C'est bizarre comme certains sujets peuvent vous marquer. Le dernier qui m'a fait ça, j'en ai fait un mémoire de fin d'études... pas mal pour exorciser.

Deuxième étape, lundi. Repas de famille dans le Tarn. Enfin famille... Les enfants d'un cousin de ma grand-mère, un lien de parenté plus ou moins improbable. Surtout que c'était des gens que je n'avais pas vus depuis très longtemps (je ne connaissais pas leurs enfants dont certains sont déjà en primaire...), dont certains depuis 11 ans, depuis le jour de leur mariage où j'étais demoiselle d'honneur et où j'avais les cheveux longs. Pour ceux qui me connaissent, oui, ça fait un bail...

Je partais donc simplement pour voir des gens a priori sympa, discutailler un peu, et repartir en me disant, mouais, sont plutôt cool, mais bon, comme toute la famille, on les voit tellement peu souvent que de toute façon...

Et bien là, ce fameux lointain cousin que vous n'avez vu qu'une fois le jour de son mariage (pour dire à quel point il devait se soucier de vous, normal) vous accueille par un "vraiment, merci d'être venue, avec ton boulot, on savait que c'était pas simple", désarmant de sincérité et de bonheur. Comme un gros boum inattendu en plein coeur.
Et toute la journée a été comme ça. Je suis allée de découverte en découverte de gens qui me ressemble en étant différents, avec beaucoup d'humour, des vraies valeurs (les mêmes que les miennes), énormément de gentilesse pour de vrai.

Le genre de personnes que vous vous dites : "ouah ! on fait partie de la même famille, c'est mieux que dans une rêve. Bilan des courses tarnaises : ben voilà, j'ai une famille de plus de 3 personnes en fait. ça me fait tout bizarre à moi, mais drôlement chaud au coeur aussi ! Je suis tout de même obligée de l'avouer... maintenant, j'ai une basque dans ma famille... par alliance... c'est moche pour une béarnaise d'adoption (là, ok, y'a une private joke...). Vivement que j'ai les photos.

lundi 23 avril 2007

Le côté du centre

François Bayrou voulait être l'homme du changement, ses électeurs sont désormais la clef du second tour. Je ne sais pas si c'est vraiment une bonne chose.


Voyons le bon côté des choses : la participation (85%, inattendu et formidable, 89% en Dordogne, tout de même !) ; le recul de Le Pen (à peine 10%) ; la percée intéressante de Bayrou (18% qui font au moins réfléchir à une nouvelle donne possible).

Résultat : Sarko 31, Ségo 25 et un second tour encore plus indécis que le premier.

Sarko devrait logiquement récupérer les voix de Le Pen et de De Villers, plus une partie de celles de Nihous (je pense qu'un autre partie peut aller à Ségo pour la question de la défense des services public en campagne.


Ségo pourra compter sur toutes les voix d'extreme gauche. Sans tenir compte des bulletins blancs éventuels des extrêmes au second tour, je me tente à un calcul qui n'est vraiment qu'une estimation perso.
Ce qui me donne : Sarko, 45 points... Ségo, 37, en gros.


Reste 18 points à se partager. Alors où vont aller les voix de Bayrou. Je ne pense pas qu'il donnera des consignes de vote, sans quoi il tuerait dans l'oeuf sont mouvement naissant et qui peut lui laisser quelques ambitions pour la suite.

Les électeurs centristes ont plusieurs caractéristiques :
- les protestataires. Peu d'extrémistes réels je pense, Bayrou est trop mou pour eux. Ce sont les déçus de l'UMP et du PS. Le mouvement anti-Sarko va ramener les socialistes au bercail (tous les déçus de 2002). Mais je ne pense pas que ceux qui ont quitté l'UMP à cause de Sarko basculent vers le PS. Faut pas non plus exagérer.
-les nouveaux centristes. Si ils sont fidèles aux valeurs qui leur ont fait choisir cette voie au premier tour (humanistes notamment), ils devraient rejoindre les anti-sarko, même si Bayrou est, du point de vue de son programme, quand même plutôt à droite.


-les anti-sarko. Ceux qui ont voté Bayrou parce les sondages leur ont dit que c'était le seul capable de battre Sarko au deuxième tour.
-les déçus de tout. Ceux pour qui Sarko comme Ségo est un vote impossible et qui glisseront donc un bulletin blanc dans l'urne le 6 mai.

Et puis il y a ce fameux débat de l'entre-deux. Sarko est a priori plus fort que Ségo à ce petit jeu.

Je conclue donc ce post sur une grosse interrogation : Ségo peut-elle battre Sarko ???? Et une grosse certitude :

samedi 14 avril 2007

Rahhhh... La Poste

Mardi dernier, je suis allée à La Poste. Je ne sais pas si c'était parce que c'était le lendemain du Lundi de Pâques, mais toujours est-il que j'ai failli péter un cable.

Je ne vais pas souvent à La Poste. Plutôt très rarement même. En général c'est pour poster quelque chose en recommandé. Point barre. Et ça ne m'arrive pas tous les quatre matins. Donc mardi, je vais à La Poste centrale d'une ville de 80.000 habitants de l'extrême sud de la France. Pas non plus le bureau pommé au fin fond du milieu de nul part, hein.

J'arrive là-bas à 16h15. Pas non plus à 16H55, genre juste avant la levée quoi. Et bien il y avait une file de près de 15 personnes. Pleine de vieux qui pourtant n'ont que ça a faire de leurs journées d'aller à la poste et qui non, y vont juste avant que les actifs se pointent parce qu'à cause de leur boulot, ils n'ont pas pû le faire avant.

Sur les 5 guichets : il n'y en avait que 2 d'ouverts ! Dont un était pris d'assault par un couple brayard et super chiant pour le pauvre guichetier. Ils ne comprennaient rien, arrêtaient pas de gueuler, et leur gosse arrêtaient pas de courir partout en faisant plein de bruit. Et eux lui courraient après en gueulant. Insupportable.
Heureusement, ils ont vite ouvert un troisième guichet.

La file a commencer à avancer petit à petit. J'étais coincée entre deux vieille bien âgées. Et v'là ti pas qu'un gars, après avoir poster je ne sais trop quoi, décide de repartir et de couper la file exactement entre la dame de devant et moi. Qu'est-ce que je fais : je recule. Sauf que je recule trop vite pour la dame de derrière et qu'inéxorablement, mon pied s'écrase royalement sur le sien. Je m'excuse platement, tout va bien, saud qu'à partir de là, elle n'a pas arrêté de pousser des soupirs d'impatience.

Et puis tout d'un coup, elle s'est mis à s'énerver : quelqu'un avait oser grujer la file ! Pire, c'était une jeune d'origine a priori étrangère. J'ai cru qu'elle allait se sentir mal et j'ai vraiment cru que j'allais permettre de lui rappeler quelques vérités : 1. quand on a que ça à foutre, on va pas à la poste en toute fin d'aprem, 2.non, les jeunes ne sont pas tous des délinquants, de même que les enfants d'immigrés, 3. d'abord, qu'est-ce qu'elle en sait qu'elle a grugé, y'a une espèce d'armoire à glace qui nous empêche de voir quoi que ce soit.

Le couple insupportable a enfin lâché son guichetier, j'ai donc pû aller voir cette homme au regard désespéré, aux épaules si bassent qu'on aurait dit qu'il y portait tout le poids du monde. Résultat, il a mis trois plombes à faire un truc tout con et juste derrière moi, il a fermé son guichet...

Pire q'une caricature.

vendredi 13 avril 2007

Reviendue...

... et je me repose plein de questions.

Dans le post précédant, je déclarais mon amour naissant pour cette bonne vieille ville de Périgueux. Et bien, je viens de redécouvrir Pau... et y'a pas photo. Un déjeuner en terrasse sous le soleil sur le boulevard des Pyrénées, un petit tour en voiture fenêtres ouvertes et "Mika" bien à fond, toujours le soleil m'a convaincu que la vie paloise était vraiment la vie rêvée à laquelles j'aspirais en ce moment (c'est marrant, je viens de percuter que le slogan de Pau c'est "la vie rêvée des villes", d'ailleurs, ça veut pas dire grand chose, mais faut le vivre pour comprendre).

Bon, comme ça, je dépeins Pau de manière excessivement extraordinaire. J'en fais trop... mais quand on aime ! Et puis je vous laisse apprécier l'endroit :

Je ruminais donc en revenant, surtout quand il a commencé à pleuvoir averse sur le bergeracois et que mon mal de tête dû sans doute à un bon gros décalage dans mes heures de sommeil (4 jours de matinales à se lever à 3h du mat' après 9 jours de boulot d'affiler, ça tue).

C'est à ce moment précis que mon portable à vibré. Un de mes collègues, disons ami maintenant, me proposait une soirée foot. Génial ! Ou comment recommencer à adorer ma vie à Périgueux. J'ai vraiment passé une très chouette soirée. ça m'a vraiment rappelé les soirées Ligue des Champions qu'on se faisait à Tours, surtout en première année.

Sauf que là, les deux potes avec qui je regardait Chelsea gagner à Valence et Manchester atomiser la Roma 7-1 ne s'appelaient plus P-A et G mais B et D. Mais j'ai retrouvé cette même atmosphère de 3 passionnés qui commentent les actions incroyables des manchuniens et de cet insupportable magicien de Christiano Ronaldo. ça m'a aussi rappelé Berlin. Vraiment extra ! Je sais maintenant la raison principale pour laquelle j'aime Périgueux. J'ai une vie en dehors de la rédaction. Essentiel.

Et depuis deux jours, je suis en plein doute à propos de la présidentielle. Hier, j'ai enfin eu le temps de m'occuper de ma procuration, faite en 5 minutes sans avoir à montrer ma carte d'identité, pour les 4 scrutins d'un coup (puisque je bosse en principe tous ces jours-là).


C'est très bien, reste à savoir pour qui je vais voter. Et là... C'est pas que je sois indécise. J'ai depuis très longtemps éliminé 10 candidats. Il m'en reste deux : Ségo et Bayrou.

La première parce que j'ai toujours été plutôt socialiste (le plutôt est un reste decommunisme en quatrième où je trouvais l'idéologie géniale avant de découvrir ses dérives en troisième).
Sauf que je fais partie de ces déçus du socialismes. Depuis le râté de Jospin, j'ai l'impression qu'on est toujours dans les mêmes errances. Et puis, même si le faites qu'une femme soit succpetible de devenir présidente me séduit, j'ai du mal avec la-dite candidate. Son ton "je vous prends pour des débiles", ses contradictions sans parler de ses boulettes. Elle n'est pas sûre d'elle.

De l'autre côté, il y a donc Bayrou. Le fait de travailler en Béarn, d'où il est originaire et où on parle beaucoup de lui n'est sans doute pas pour rien dans tout ça.
Au delà de ça, il est sur certains points plus à gauche que Ségo et je suis séduite par son "je ne vous mens pas sur l'état économique difficile de la France" et bien sûr son idée d'alliance et de fin du clivage droite-gauche.
Alors Bayrou ok, mais après ? Avec qui pour gouverner ? Tous les arrivistes qui le rejoindront pour être au pouvoir ? Et à l'assemblée, comment pourra-t-il avoir une vraie majorité ? On voit bien la merde que ça peut être en Italie.


Autant dire que ce matin, quand Rocard a lancé l'idée d'une union Bayrou-Ségo contre Sarko (ptdr, je viens d'aller sur le site de Sarko pour faire le lien, et j'ai percuté : y'a un décompte sur la page d'accueil qui indique 24 jours, heures, minutes... C'est-à-dire que le gars est tellement sûr de lui qu'il se voit déjà au second tour et déjà, j'en suis sûre, président !!!), j'ai grandement apprécié. sauf que c'est utopique, Hollande s'est bien empressé de me le rappeler.

Donc j'en suis là. J'hésite entre voter utile pour quelqu'un que je n'apprécie pas pour éviter un Sarko-Le Pen qui serait bien pire qu'un Chirac-Le Pen (et puis il est évident que j'ai aucune envie de revivre le 21 avril en ayant joué un rôle cette fois, si minime soit il), et voter en suivant mes convictions du moment, mais avec le doute que cette solution aboutisse (voter Bayrou, ne serait-ce pas faire le jeu de Sarko et Le Pen en privant de voix Ségo ?) et surtout qu'elle soit viable à terme (lire ci-dessus).

D'un autre côté, au vu des sondages (que je prends avec toutes les précautions d'usage), Bayrou serait le seul à pourvoir battre Sarko ausecond tour.

Plus que 9 jours pour décider...

dimanche 1 avril 2007

Fallait bien que ça arrive...

Je finis par aimer Périgueux... Pourtant, il y a quelques semaines encore, ça me paraissait totalement impossible. Bien sûr, j'aimais déjà bien travailler ici. Quoiqu'il y avait ces histoires de route matin et soir qui venaient tout compliquer.

En tous cas, la ville en elle-même... rien à faire, je la trouvais moche, genre vraiment petite ville de province avec que des vieux (ce qui est vrai d'ailleurs !).

Mais vendredi en rentrant dans ma nouvelle maison périgourdine, je me suis surpris à trouver jolie la cathédrale Saint-Front. Jusque là, je trouvais que cet édifice avec une toiture qui ressemblait à de la chantilly sur un gâteau qu'on avait pas envie de manger. Je trouvais que ça tranchait vraiment dans le décord.
Et bien l'autre jour, je lui ai trouvé du charme à cette foutue cathédrale. Un petit côté décalé plutôt rigolo, un certain cachet dû à son... originalité, justement.

Je vous laisse apprécier :


La vieile ville, pas mal aussi, même si c'est quand même pas très grand :

Tout à l'heure, je parlais des vieux à Périgueux. C'est vrai qu'il y en une très grosse proportion. D'une part parce qu'il n'y a pas d'étudiants pour compenser. D'autre part parce que de toute façon, la population de Dordogne est vraiment vieillissante (heureusement, à ce sujet, que de jeunes anglais viennent nous sauver un peu...).

Malgré ça, il y a un très chouette cinéma, sur une place toute neuve :

et des bars bien sympa... dont un qui organise un quizz autour de l'actualité tous les vendredis soirs. Le principe est simple, des questions sont accrochées sur les murs du pub en l'occurence.Il y en a 20 : sur la géographie, le cinéma, le sport, la politique, des photos de people à identifier... Chaque bonne réponse vaut 1 point et l'équipe qui totalise le plus grand nombre de point gagne 20 euros de conso. Pas mal ?
J'y suis allée une fois avec des collègues... et on a gagné ! Avec 18 sur 20, tout de même. Du coup, on a eu droit à notre photo sur le site du pub... tenu par des anglais.

Ce qu'il y a aussi de bien avec Périgueux, c'est que c'est un ville à la campagne, avec beaucoup d'espaces verts et la voie verte, très sympa pour se balader, faire du sport... (faut que je m'y mette)

Evidemment, le Périgord c'est une région de gastronomie... On trouve de très bon resto, pas forcément trop cher, quand on connait. Hmmmmmmmm !!!!

Bon appétit bien sûr !

Et y'a pas à dire, l'agglomération est très bien doté en zones commerciales (on sent d'ailleurs bien que le département n'a pas beaucoup de ce genre de truc et que les gens font régulièrement 50 bornes pour faire leurs courses dans certains magasins). Et ça, c'est pourmoi un critère essentiel de qualité. Notamment le bonheur d'voir un hypermarché qui ferme à 22h... obligatoire quand tu débauches régulièrement après 20h.

jeudi 29 mars 2007

La bonne année

C'est dingue la vie ! J'avoue, c'est une petite phrase que je répète souvent. Mais là, je me dis que je suis vraiment née quand il fallait.

J'ai donc poussé mon premier cri à la fin du mois de décembre 1984. Jusque là, rien de bien extraordinaire. Sauf que j'aurais dû naître au début février 1985. Je suis donc un peu prématurée. Mais ce léger décalage de début de vie a changé beaucoup de choses pour tout le reste.
Alors vous allez me dire que ce que je suis aujourd'hui dépend forcément de ce qui s'est passé avant, que c'est la même chose pour tout le monde... et que si j'étais née après, mon avant auraît été différent et mon maintenant aussi (cette phrase un peu moche est volontaire). Normal. Sauf que pour ce qui me concerne, beaucoup de choses essentielles sont liée à cette histoire de naissance prématurée.

Premier exemple : l'institutrice de CP. Elle était vraiment génaile et on sait bien toute l'importance d'un bon départ dans la scolarité. Et bien, à la fin de mon CP, elle est partie à la retraite. Et croyez moi, ça a beaucoup fait parlé, celle qui a pris sa suite était beaucoup moins chouette !

Deuxième exemple (dans cette petite énumération, je ne donne que les illustrations les plus marquantes, il y en a bien d'autres), le journal du collège. Il a vécu un an, quand j'étais en 3ème, c'est ce qui m'a donné envie de devenir journaliste.
Et bien c'est mon prof d'histoire de l'époque qui m'a un peu forcée à y aller (un gars assez impressionnant pour que je n'ai pas envie de contester sa volonté). J'aurais à l'époque été en 4ème, je n'aurais pas eu ce prof et je ne serais sans doute pas aller au journal (qui était d'ailleurs très largement tenu par les 3ème).

Le bac. Je l'ai passé en 2002. En 2003, il y avait cette histoire de notes remontées après des épreuves trop dures. ça fait un peu diplôme au rabais, non ?

Ma promo à Tours. Des gens formidables, qui m'ont énormément apporté, avec qui j'ai vécu des choses très fortes en 3 ans. Des amis que je n'oublirai jamais. Une ambiance géniale. Et bien, dans la promo suivante, ça se passe beaucoup moins bien...

La coupe du monde en Allemagne. Là aussi, à un an près, je n'y serais sans doute pas allée. La concurrence aurait été bien plus rude...

Mon boulot actuel. Précaire certes, mais j'arrive pour l'instant à en vivre et de toute façon, c'était mon rêve depuis longtemps. Et bien, le système de sélection à la sortie de l'école à changé cette année. Et je sais très bien qu'il y a un an, je ne correspondait pas, ou du moins je correspondait moins que les autres, à ce qu'ils cherchent aujourd'hui.

Vous me direz, c'est tout simplement une réaction en cascade. Mais c'est quand même marrant que ce soit le même facteur qui revienne tout le temps, non ?

Et vous, vous avez constaté ce genre de petites bizareries dans votre vie ?

mardi 27 mars 2007

De 5 en 5

C'est une manière de raconter sa vie de 5 ans en 5 ans que j'ai déjà vue sur plusieurs blogs. Comme pour le portrait chinois de ma ville, je la trouve sympa, alors je m'y colle !

1987, sous la table. J'ai 3 ans et j'ai peur des autres enfants à l'école. Alors je me cache sous la table pendant la récré. Une institutrice me croit associale.
C'est juste que j'ai pas l'habitude de fréquenter d'autres enfants de mon âge. Je suis fille unique, tous les amis de mes parents ont des enfants bien plus vieux que moi. Je ne sais pas aller vers les autres. Mes parents partent souvent loin pour travailler.

1992, première de la classe. J'ai 8 ans, comme presque tout le temps en primaire (et au collège d'ailleurs). On se tire la bourre pour cette place avec un certain Florian.
Je suis un garçon manqué : j'ai les cheveux courts, des jeans et des chemises à carreaux ouvertes sur des sous-pulls. J'ai des copines, parfois "elles me causent plus".
Mes parents m'offrent des canaris "des oiseaux qui chantent, c'est mieux qu'un pauvre poisson rouge", m'explique mon père. Ils s'appellent Titi et Tutu. Mes parents partent souvent loin pour travailler.

1997, j'ai les cheveux rouges ! Enfin, juste quelques heures, le dernier jour de l'année scolaire ! On est une classe de cinquième de copains, entre options basket et option latin. On se marre au fond de la classe en bio et avec le pion pendant l'heure d'étude du mardi.
Avec deux copines, les profs nous ont surnommées : le trio infernal. J'ai des profs qui m'ont énormément appris, scolairement et humainement.
Je me déguise en servante du Moyen-âge pour la fête médiévale de mon village, je découvre une certaine liberté.
Pour mes 13 ans, mes copains m'ont organisé une fête surprise. J'en tombe à genou ! Mes parents partent souvent loin pour travailler.

2002, le bac et la coupe du monde. C'était ça le bac ? Et bien on en fait beaucoup pour pas grand chose. Je m'en tire avec mention AB. ç'aurait pu être mieux (la faute à un 10 en éco), ç'aurait pu être moins bien (sans un 19 en maths spé. C'est con, j'en ai pas refait depuis et aujourd'hui, tout ça me sert pas à grand chose).
2002, c'est aussi un beau râté en coupe du monde de foot. Je comprends que ce n'est du sport, que la France aussi peut perdre et que malgré tout, la vie continue.
2002, c'est aussi mon premier râté au concours d'entrée à l'IUT de Bordeaux. Je suis jeune, je manque de maturité, c'est normal. Je fais semblant de bien le prendre, mais je le vis mal. J'y pense tous les jours. Je suis en fac d'anglais à Agen. J'ai mon premier appart', la ville me plait pas?
Je rêve de journalisme. J'éclate en sanglot le jour de mes 18 ans. Un moche anniversaire où je mets mes rêves dans un petit coin de ma tête. Cette fois, c'est moi qui suis partie de chez moi.

2007 sera une grande année ! C'est notre devise avec un collègue. Et c'est vrai qu'elle a démarré sur les chapeaux de roue ! Disons que je peux difficilement espérer mieux.
J'ai commencé à réliser mon rêve (je suis journaliste radio), je bosse régulièrement (pourvu que ça dure !), je vis dans une région que j'adore, je m'entends bien voir très bien avec mes collègues, j'ai l'impression que mes chefs me font confiance et je sens que je continue de progresser.
Bref, je passe les étapes les unes après les autres. Je découvre petit à petit la vie d'aldute, même si je crois que je suis encore loin d'être prête à me considérer comme adulte...
Un seul gros bémol à tout ça : tous mes amis sont loin. Les plus proches sont à Mont-de-Marsan, Bordeaux et Toulouse. Les plus loin à la Réunion et à Greelay dans le Colorado. Je les vois rarement, pas facile avec le boulot.
J'ai quand même de chouettes nouveaux colocs. On est différents, mais on rigole bien. Et le repas d'hier soir tartiflette-gâteau au chocolat tout fait maison en commun était drôlement sympa ! Chez mes parents, ce n'est plus vraiment chez moi.
J'ai besoin d'avoir "mon" chez moi.

lundi 26 mars 2007

Dans mon auberge espagnole

Evidemment, hier soir, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder "L'auberge espagnole" de Cédric Klapish à la télé. Je pense que j'ai dû le voir une petite dizaine de fois, au moins, et à chaque fois, j'ai cet espèce de sourire léger qui traduit un petit bonheur simple et une petite nostalgie.

C'est marrant parce que ma perception du film a énormément changé entre la première fois que je l'ai vu et hier soir donc. Alors vous vous dites :"elle est bête, c'est normal, plus on connait un film, plus on découvre les petites choses qu'on avait pas vues au départ, on connait les personnages, on anticipe sur l'histoire". Ce n'est évidemment pas de ça dont je parle.

Reprenons. La première fois que j'ai vu l'Auberge espagnole, j'étais au lycée. Je me souviens avoir regardé cet univers en me disant que tout était très loin de moi.
Les personnages, je les trouvais déjà vieux, leurs préocupations finalement assez éloignées des miennes, même si j'avais énormément accroché à l'histoire, le personnage principal narrateur, la musique, la façon de filmer...Je m'étais surtout dis que je rêvais que ma vie étudiante ressemble au moins un peu à ça.

Quand la suite, "Les Poupées russes" est sortie, L'Auberge espagnole est passée à la télé. J'étais alors en plein coeur de ma vie étudiante. Je vivais en colloc (je suis sûre qu'inconsciemment je me suis lancée dans cette aventure à cause du film. De la série Friends aussi, sans doute), mais j'en étais un peu déçue.
Ceci dit, comme ma vie étudiante ressemblait beaucoup à celle de Xavier (sorties, bars, naissance de belles amitiés, vie "toute seul", loin de chez soi) et j'avais moi même
vécu le début du film. Vous savez, quand il parle de la ville qu'on ne connaît pas et qu'on découvre. Ces rues aux noms bizarres qui seront bientôt famillières, remplies de souvenirs. J'ai vécu la même chose avec Tours, puis avec d'autres ville depuis. Et je me demande toujours à quoi ressemble Knock le Zout.

Et finalement, j'ai vécue l'auberge espagnole. Version française, parce que je ne suis jamais partie en échange Eramsus. L'an dernier, mes colocs ne venaient pas d'Allemagne, d'Italie ou de Belgique, mais du Berry, de Bretagne et de la Côte d'Azur. On était pas aussi nombreux que dans l'auberge espagnole, on était que 5, mais l'atmosphère, l'ambiance, y était.

Des soirée à jouer à la belotte en sirotant des alcool diverses et variés... à inviter les amis des uns et des autres... des fêtes surprises pour les anniversaires... notre soirée de Noël (avec Victor,
notre VRAI sapin)...

des soirées raclette où on était 25... regarder des séries en DVD jusqu'à 4 heures du matin... les JO, hurler parce qu'Antoirne Dénériaz est champion olympique de descente...

nos JO à nous dans le couloir et l'escalier, jouer au foot avec une balle de tennis dans le même couloir à minuit (on frappe à la porte, c'est la voisine : "je suis désolée, mais j'ai un exam demain, il est tard... Vous faisiez quoi, on aurait dit que vous jouiez au foot ???)... "notre" bar, les frère Berthom... "notre" Quick après les courses... les courses de caddie au supermarché... les visites de quelques uns des châteaux de la Loire...

les fous rire à tomber de sa chaise... les parties de Jungle speed à se faire mal... râler contre les anti-CPE qui nous empêchaient d'avoir accès à l'IUT... pleurer parce que c'est triste... aller à la laverie (d'ailleurs, je n'ai jamais compris, quoique je fasse, ma machine était toujours plus longue que les autres)... pleurer parce que c'est trop drôle... jouer à des jeux vidéos sur la vieille Sega... allez au ciné... aller voir un match de hockey...

inviter le proprio et sa femme pour une soirée raclette mémorable... remplir la chaudière d'eau régulièrement à cause de la fuite... chanter faux sur une mélodie jouée à la guitare (d'ailleurs, je n'écoute plus "Cendrillon" de Téléphone et "La corrida" de Cabrel de la même façon)... apprendre à jouer les accords de "Zombie" des Cramberries à la guitare, les jouer mal... essayer de sortir un son d'un saxo... essayer d'organiser un concert, aller à un concert gratuit et un peu
pourri... faire de la radio, ensemble...

tester des recettes de cuisine avec du poisson cru et du lait de coco... aller se promener en ville... boire un thé dans un salon de thé et de lecture, casser le mini beurier, trouver Charly...

donne un nom aux hérissons de la maison... faire des tas de BBQ... pleurer parce qu'on est triste de se quitter... frôler la mort à la fête foraine...
être le sujets d'un reportage télé... mager des crêpes... courir dans un couloir et se jeter dans les bras le jour de la soutenance de mémoire parce qu'on est heureux de se retrouver...
En fait, c'était bien mieux que l'auberge espagnole.

samedi 24 mars 2007

Je suis une grande lectrice...

... de Marc Levy. J'entends déjà les "c'est de romans de gare". Il est d'ailleurs vrai que j'ai acheté mon premier Marc Levy à Orly et que j'ai vraiment commencé à accrocher à l'histoire sur un vol Easyjet. Je ne prétends pas là que c'est de la littérature low coast. Low coast certes (en livres de poche), mais ce n'est pas ce que j'appelle littérature. Pour moi, littérature rime avec Hugo, Zola, Maupassant... Bref.

Toujours est-il que depuis hier, je peux dire que j'ai lu tous les Marc Levy. Que je les ai tous aimés. Et que j'en ai même vraiment adoré certains. La plupart m'on arraché une larme. Deux m'ont fait beaucoup pleurer (la fatigue aidant je crois). Je les ai tous dévorés.
Pourquoi ? Tous les ingrédients dont j'ai envie en ce moment : facile à lire (essentiel quand on est crevé et qu'on a tendance à s'endormir sur ce qu'on lit comme moi), le super pote du héros fait toujours des remarques ciniques plutôt marrantes, il y a toujours une grande histoire d'amour ou d'amitié, voir les deux (essentiel pour pleurer, que ce soit beau ou moche), en général une bonne dose de surnatureloù un truc un peu surprenant, histoire qu'on puisse s'étonner et se laisser entraîner par la nouveauté.

Alors après, il y a ceux qui aiment et ceux qui aiment pas. Je pense qu'on aime Marc Levy pour la même raison qu'on aime les séries télés : on sait toujours plus ou moins à quoi s'attendre et c'est ce qu'on cherche, un cocon douillet dans lequel on se sentira comme chez soi. Le rapport avec les séries : le style rapide et les personnages.
D'un livre à l'autre, évidemment, ce ne sont pas exactement les mêmes personnages, mais ce sont des types de personnes assez semblables et assez parfaites (généreuses, intelligentes, belles-beaux, qui pensent et disent de belles choses, ce qu'on rêve tous plus ou moins d'être).

Donc moi, j'accroche grave. Et a priori, je ne suis pas la seule, vue le nombre de bouquin que le gars a vendu. Alors Marc Levy est plutôt mal vu de la critique littéraire (est-ce parce qu'il est trop populaire, un peu comme dans "Odette Tout le monde") mais grandement apprécié des lecteurs.
Je persiste à croire que quelqu'un qui donne du bonheur aux autres a le droit d'être apprécié. Alors je l'écris : j'adore les bouquins de Marc Levy et j'attends avec impatience la sortie du prochain !

Pour vous donner une idée de mes goûts... J'ai préféré dans l'ordre :

1. juste du bonheur

2. la surprise de la découverte et beaucoup de larmes à la fin (faut dire que j'adore pleurer pour un livre, un film, une série)

3. c'est irréel, trop plein de bonnes intentions pour être vraiment vrai. De quoi faire rêver la fille que je suis.

4.la suite du précédent, donc dans la même lignée. Mais j'ai été un peu déçue. Certains trucs étaient vraiment trop gros et cousus de fil blanc. Avec quelques longueurs.

5. idée plutôt intéressante, saud qu'on a compris la fin rien qu'en lisant la quatrième de couverture. Quelques surprises à l'intérieur tout de même.


6. il a plus toute la journée le 15 août dernier, quand je l'ai lu. Il faisait le même temps dans le bouquin. C'était longuet et la fin m'a un peu déçue. Il ne m'a pas laissé un souvenir indélibile, bien au contraire puisque j'avais oublié le titre...

Et vous, vous en pensez quoi ???

vendredi 23 mars 2007

On fait vraiment...

... des rencontres rigolotes dans ce métier. Bon, je n'en ai pas fait tant que ça non plus, hein, je débute ! Mais ce premier post sur le sujet me donnera l'occasion d'en faire un nouveau disons à chaque rencontre intéressante.

Je crois que je vais faire un classement par genre. D'abord, les hommes politiques.

J'ai croisé Philippe Douste-Blazy quand il était ministre de la santé. Il avait débarqué à Mont-de-Marsan au lendemain de l'incendie de l'hôpital. Je ne l'avait pas personnellement interrogé, mais j'étais là !

Je me souviens surtout de la réflexion d'un enquêteur après qu'il ait visité le bâtiment sinistré avec toute sa clique : "c'est malin, on va relever quoi maintenant qu'ils ont tout piétiné : les traces de pas du ministre ???"

Il y a ensuite eu Gilles De Robien, l'an dernier. Il était venu inaugurer la maison des sciences de l'homme de Tours en sa qualité de ministre de l'éducation, bien évidemment. J'avais plus ou moins réussi à le piéger un peu en le mettant face à ses contradictions.

Rien de bien exceptionnel non plus, mais le reportage qui en était ressorti avait été plutôt salué, alors, j'en garde une certaine fierté.

(certaines photos vous donnent vraiment un air ridicule, non ?)

Sinon, j'ai aussi croisé plus ou moins rapidement : Olivier Besancenot, Arlette Laguiller, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Roselyne Bachelot et Noël Mamère.

Mon Dieu, j'ai failli oublier Jean Lassalle, vous savez, le député béarnais gréviste de la fin. Evidemment, en travaillant à Pau, j'arrête pas de le croiser.

Il est toujours excessif dans tout ce qu'il dit ou ce qu'il fait et je n'arrive toujours pas à déterminer si c'est vraiment un engagement et une passion totale pour sa tâche et son terrotoire, ou s'il n'y a pas derrière tout ça, un peu de comédie.

Mais comme la première idée me plait bien, je vais plutôt retenir son engagement total, même si il peut parfois avoir des conséquences néfastes que certains n'hésitent pas à lui reprocher.

(et oui, tout béarnais qui se respecte a son béret de Nay)

Les people.

Une très belle rencontre, celle avec Pauline Croze. Je l'avais vu en concert gratuit dans un petit bar à Tours au printemps 2005. J'avais adoré.

Elle est revenue quelques mois plus tard pour un concert au Bâteau Ivre ("la salle" de concert de Tours), elle venait de remporter un prix, elle était nominée aux victoires de la musique. J'avais eu droit à un quart d'heure d'iiw entre son arrivée de Suisse en voiture et le début de ses balances pour le concert du soir.

C'est marrant, j'étais très intimidée, elle avait l'air de l'être un tout petit peu elle aussi. C'était vraiment un moment très sympa, à la fin on se tutoyait et elle m'avait inscrite sur la liste des invités pour le soir. Vraiment très cool !

Marrant, Gaël de la Star Ac'. Alors, la plupart des gens l'ont oublié depuis, mais pour ceux qui ont jeté un coup d'oeil à ce qui se passait dans le château cette année, et bien Gaël, c'est celui qui a claqué la porte, en prétextant que le jeu était truqué.

Comme il est béarnais et qu'évidemment, j'étais à Pau quand il a quitté l'émission, je n'avais plus qu'à aller le trouver pour le faire parler. Impossible de joindre l'un de ses proches au téléphone, je suis donc allée dans son petit village, directement chez lui (pour trouver sa maison, rien de plus facile : demander aux secrétaires de mairie. "Vous voyez l'église ? Et bien...)

J'arrive devant la grille : il était en train de fumer une petite cigarette dehors (elle est pas belle la vie ?). Après quelques minutes de négociations où il prétextait qu'il devait y aller, qu'il était pressé et fatigué, j'ai sorti un magnifique : "mais si vous m'aviez déjà répondu, vous seriez déjà parti !" Encore imparable pour lui à l'époque.

Et comme le garçon est plutôt du genre gentil et qu'il était déjà venu à la radio avant de passer à la télé, il a négocié un "je vous dis que je suis content d'être rentré et c'est tout". OK. J'ai bien tenté les questions sur son départ, mais il a su courtoisement mettre fin à l'itw quand il en a eu marre. C'est qu'on leur apprend à gérer les relations avec les médias dans le château !


(c'est moche, du château, même en cherchant bien, pas moyen de voir les Pyrénées)

Une petite déception. Gaspard Uliel. Le beau Gaspard, y'a rien à redire là-dessus.

Il était venu présenter Jacquou le Croquant en avant première au cinéma de Montignac (pour la petite histoire, au départ, Jacquou le Croquant est un personnage d'Eugène Leroy, un écrivain Périgourdin, et l'histoire de déroule en Dordogne. Une partie du film a d'ailleur été tournée en Périgord, d'où le lieu de l'avant première).

Bon, c'était évidemment très commercial, toute l'équipe présente du film s'est prêtée avec bonne humeur aux itw. Gaspard Uliel a répondu de bonne grâce, il a répondu juste ce que j'attendais, en faisant de jolies phrases courtes, ce qui est toujours très pratique en radio. Mais je l'ai trouvé un peu plat (ok, il débarquait de Paris et j'imagine qu'il y a plus sympa que d'aller se perdre au fin fond de la Dordogne un soir pluvieux de janvier...) au contraire de Jocelyn Quivrin (qui interpréte le méchant), qui était plutôt bien et qui je pense, mérite d'être connu pour autre chose que pour être le copain d'Alice Taglioni.

Ceci dit, je pense que mon jugement sur le film (que je n'ai vraiment pas trouvé génial) a influencé mon jugement sur les acteurs...

(J'y peut rien, je l'imaginais pas comme ça, Jacquou le Croquant. Pourtant, Gaspard Ulliel,je l'avais bien aimé dans "Les égarés")

Les sportifs.

Jean-Michel Larqué. Ancien joueur de l'équipe de France et del'AS Saint-Etienne, consultant pour TF1 (ou commentateur, je ne connais pas son statut exact) et président du district de foot des Pyrénées-Atlantiques. C'est pour ça que je l'ai vu.

Une conférence de presse avant la venue des moins de 18 ans des Bleus dans les PA pour deux matchs amicaux. Un peu septique au début de voir une fille, je l'ai rassuré immédiatement en lui demandant si le fils de Jacques Songo'o (ancien gardien de Metz) dont il annonçait la sélection, jouait toujours chez les jeunes au Barça (je le savais bien, mais c'était pour montrer qu'il fallait pas me prendre pour une bille et me regarder avec un regard suspicieux de "c'est quoi cette fille, je suis sûre qu'elle y connait rien", non mais !).

Après ça, très sympa Jean-Mimi. C'est marrant, dès qu'on lui tend un micro, il reprend le ton qu'il a quand il commente les matchs...

(c'est marrant bis, il avait les cheveux beaucoup plus poivre et sel que ça quand je l'ai vu il y a un an et demi. Y'a-t-il un truc ???)

Les joueurs de l'Elan béarnais. A la reprise de l'entraînement, vite fait, bien fait. Sympa, mais comme d'hab avec la plupart des sportifs, des réponses formatées. Pis c'est chiant, à force de tenir le micro en hauteur, ça fait mal au bras. N'empêche que c'est drôlement impresionnant de voir en vrai la dextérité avec laquelle ils manient le ballon.

(Il saute drôlement haut Fred Fauthoux Parce qu'en vrai, il fait tout petit par rapport à ses coéquipiers)

Râté !

Bon, ben ça m'apprendra à ne pas m'enthousiasmer trop vite sur ce blog... Dorénavant, je parlerai des choses après qu'elles se soient passées...

Je suis pas allée voir Olivia Ruiz. Pas moyen de l'interviewer. Pourtant, les gens vraiment très très gentils de l'endroit où elle a donné son concert ont tout essayé. Je ne sais pas de qui venait vraiment ce refus catégorique : elle, son entourage ??? Je ne sais pas. Mais toujours est-il que pas moyen de la voir. Donc on a laissé tomber : quel intérêt de faire un sujet en ayant que le public. Après tout, ce n'était qu'une date dans sa tournée, pas une venue exceptionnelle comme l'avait fait Elton John il y a quelques temps à Bergerac. Et puis, malgré ses toutes récentes victoires de la musique, ce n'est pas encore Edith Piaf.

Ce que je retiendrais quand même, c'est, comme je le disais, l'extrême gentillesse de ceux qui, à plusieurs reprises, sont allés demander une itw pour moi. Ok, c'est leur job, mais j'ai bien vu qu'ils avaient fait des efforts particuliers et moi, ça m'a fait chaud au coeur, vraiment !

mercredi 21 mars 2007

Portrait chinois...

... de votre ville. J'ai topé ce principe sur le chouette blog de Tom Pous et j'ai très vite trouvé plein de choses à dire sur mon petit village où que j'ai grandi : Monflanquin, dans le Lot-et-Garonne. Il s'agit pour moi d'y associer un personnage, un animal, un élément natural et un métier.
Un personnage : le Prince Noir.
Le roi Edouard III avait dès 1355 confié le sort de la principauté d'Aquitaine à son fils aîné, Edouard de Woodstock, prince de Galles, connu sous le nom de « Prince Noir ». Celui-ci s'était installé à Bordeaux comme lieutenant du roi-duc, de 1355 à 1357. Vainqueur de Jean le Bon, il séjourne à nouveau en Gascogne de janvier 1363 à janvier 1371 avec le titre de Prince d'Aquitaine. Sa personnalité exceptionnelle, son rayonnement, qui frappent les contemporains - Froissart entre autres - en ont fait un personnage de légende.
Bon, les connaisseurs vous apprendrons que jamais ses contemporains n'auraient attribué le nom de Prince Noir à Edouard de Woodstock (je ne sais pas si il aimait le rock) et qu'a priori ce n'est que bien plus tard qu'on l'a affublé de ce surnom. Mais dans mon imaginaire de petite fille, il reste comme une sorte de héros vangeur (si ça se trouve, il était plutôt sanguinaire), un cavalier qui surgit hors de la nuit... allant vers l'aventure au galop !!!

Vous allez me demander, quel rapport avec Monflanquin, hormis l'Aquitaine. Et bien, juste à côté de la place du village, la place des Arcades, on trouve la maison du Prince Noir.

On en sait peu sur les liens entre la-dite bâtisse et le Black Prince (comme disent les englishs).
Y a-t-il séjourné lors d'un déplacement ? Possibilité : août 1363 - avril 1364, d'après les experts. Y a-t-il installé le représentant de son autorité ? Aucun document à ce jour ne permet de répondre.
Mais, peut être, le Prince Noir a-t-il fait construire cette maison de style gothique tardif, d'où son nom..... Il n'existe pas de document, connu, à ce propos.

Comme personnage, j'aurais aussi pu choisir Alphonse de Poitiers, qui est à l'origine de la création des bastides (Monflanquin est une bastide... à ce propos, je vous conseille un site très complet, ici).

Un animal : le pigeon.

Là, tout de suite, ça fait moins rêver que le Prince Noir... mais Monflanquin est envahi par les pigeons (parce que certaines petites vieilles dames se sentent obligées de les nourir même s'ils ont détruit le pare-brise de leur belle auto en faisant tomber des pierres dessus...). Ils élisent donc domicile un peu partout : toits, trous dans les murs... Ils sont gros, moches, font des dégâts... et des cacas dégueulasses partout, notamment sur ma titine ! Non, mais je vous jure ! ça fait du bien un petit coup de gueule !

Il est bien moche celui-là, non ?

Un élément naturel : le torchis.
D'accord, c'est pas vraiment un élément naturel, c'est plutôt un matériaux composé d'élément naturels. Il entre dans la construction des maison traditionnelles que l'on trouve dans mon village, il a connu son apogée au Moyen-Age (comme les bastides, tiens).

Alors, le torchis, c'est un mélange de terre assez argileuse, de paille, de bourre et de cailloutis ou de tout autre matériau (brindilles,...) que l'on appose sur un clayonnage de lattis (ou de fines branches de bois souple), lui-même amarré à une charpente en bois constituée de poteaux et d' entrecroises.

Cette technique porte également le nom de construction en pans de bois et en colombage. Il faut néanmoins noter que le remplissage n'est pas nécessairement réalisé en terre crue. Des briques cuites ou du ciment peuvent la remplacer. Seule l'ossature joue un rôle structurel. Le mélange en torchis ne détient pas de fonction porteuse.


Ptdr, y'a pas de "t" à Monflanquin !!! Mais c'est la seule photo de la maison que je voulais que j'ai pu trouver sur google images...

Un métier : pruniculteur.

Producteur de prunes... donc de pruneaux quoi ! Et oui, le Lot-et-Garonne, c'est le pays du pruneau d'Agen (de Sainte-Livrade plutôt, puisque le coeur de la production, c'est là-bas). Forcément, autour de Monflanquin, on trouve plein de pruniers. C'est très joli quand ils fleurissent !

En gros, les prunes d'Ente se rammassent en août, quand elles sont bien mûres et gorgées de soleil ! Elles sont rangées sur des claies, puis on les fait sécher dans des fours (ça sent super bon). Soit on les retirent à mi-cuisson, on a alors des pruneaux mi-cuits (pour moi, ce sont de loin les meilleurs), soit on attend la fin de la cuisson, et on a des pruneaux classiques.

Si vous voulez vraiment tout savoir sur le sujet, vous pouvez aller faire un tour sur le site des pruneaux d'Agen

mardi 20 mars 2007

J'y crois pas !!!!

Jeudi soir, ben moi j'vais voir Olivia Ruiz en concert !!!! Et même que j'y vais gratos parce que c'est pour faire un reportage... Y'a des fois où je me dis que ce métier est vraiment extraordinaire ! Bon, pour l'instant, je sais pas si je peux la rencontrer pour faire une itw. D'après sa prod, y'a pas moyen avant le concert. Peut-être après ??? Faut voir sur place... alors on verra. Comme ma chef m'a dit que le sujet tenait quand même si je faisais juste les fans, moi je suis sur un petit nuage ! Parce que si je la rencontre, ce sera juste que du bonus en plus, hihihi !


Ce qui me fait le plus bizarre dans tout ça, c'est qu'il y a un an (je sais, cette foutue manie qui me reprend, mais là, ça vaut le coup) au même moment jour pour jour si ça se trouve, j'utilisait une de ses chansons pour mettre en fond d'un reportage. A l'époque sa première chanson commençait à tourner en boucle sur les radios et du coup, un de mes coloc avaient acheté son album. Moi j'avais fait un reportage sur... le salon du chocolat à Tours. Vous comprenez la suite : "la femme chocolat" est arrivée en fond sonore de mon sujet. C'est marrant, parce que le salon du chocolat à Tours, c'était le week-end dernier...


Etrange les coïncidences, non ?


D'ailleurs, dans un prochain post, j'évoquerai toutes les chouettes-étranges rencontres que j'ai pu faire depuis que je suis journaliste. Y'a des jours où je comprends vraiment pourquoi c'est la profession préférée des 15-25 ans et pour c'est la plus détestée de l'ensemble des français...

En voiture Simone... numéro 1

Parce que finalement, pourquoi ne pas dire des choses intelligentes sur ce blog...

J'ai supposé que ce serait sans doute un bon moyen de faire partager mes découvertes sur cette belle région qu'est l'Aquitaine. Enfin, pour l'instant, on se limitera au Béarn et au Périgord.

Aujourd'hui, j'ai envie de parler du Béarn, méconnu finalement, et personnellement, je trouve ça bien dommage.

Alors, déjà, le Béarn, où çà se trouve ??? Et bien, premier indice, Pau est la ville principale de ce petit bout de département, le chef lieu même. Parce que le Béarn est "l'autre partie des Pyrénées-Atlantiques" (que je nommerai PA plus loin). Il y a en effet la côte, le fameux Pays Basque (auquel on rajoute la Soule) et de l'autre côté, une région plus montagneuse bien qu'avec de larges plaines : le Béarn.

Même si ce petit bout de territoire est assez méconnu, je pense parce que les Béarnais ont mis un certain temps à s'ouvrir au tourisme (voir le peu d'infrastrustures touristiques par rapports aux régions alentour) et plus largement au monde et qu'il devaient en même temps faire face à la concurrence du Pays Basque, ce petit bout de territoire à une forte identité.

On y parle le Béarnais (une des nombreuses déclinaisons de l'occitan, qui se rapproche beaucoup de l'Espagnol, proximité de la frontière oblige), on respecte énormément les traditions ancestrales (les fêtes traditionnelles autour des bergers : la transhumance, les concours de chiens de troupeaux, les musiques et les chants traditionnels... beaucoup d'aspects dont j'aurai l'occasion de reparler), il y a une culture rugby incroyable et l'ours fait beaucoup parler. Voilà pour moi ce qui résume très très succintement le Béarn. Culturellement parlant.

Je dois à ce propos accorder un paragraphe spécial au Carnaval Biarnes (c'est-à-dire béarnais). Il démarre dès le mois de janvier, il part d'Aragon, en Espagne. Ce n'est pas un carnaval moderne, je veux dire par là que l'on a pas oublié les symboles et les significations des origines. Le carnaval, c'est une période où l'on a le droit de tout faire. Où les pauvres se prennent pour les riches et s'amusent d'eux. Et où tous les maux de l'hiver sont incarnés dans le rois du carnaval, celui qu'on brûle à la fin. Le Béarnais s'appelle Sent Pançard (il est notamment accusé d'avoir voler des saucisses) il est donc le bouc émissaire de tous.

Pendant la dizaine de jour qui précède son jugement et sont envoi au bûcher, il a les clefs de la ville de Pau, et avec sa cour, il fait tout ce qu'il veut. Ce qui se traduit par de nombreuses soirées très animées avec musique, jeux, rire. Très sympa.
Ce qui étonnera le plus le néophyte dans tout ça (du moins je crois), c'est la chasse à l'ours dans la vieille ville (le quartier du château). Je n'y ait pas assisté, mais apparemment, c'est assez violent : les gens se jettent sur les ours (pas des vrais, des gens déguisés, hein) pour leurs arracher les coucougnettes. Pour le reste, je vous conseille la Pantalonnade (le soir où Sent Pançard s'empre des clefs de la ville) et bien sûr le jugement suivi du bûcher.
Faisons un peu de géographie... Pas chiante, je vous rassure ! Le Béarn se découpe en plusieurs sous-parties : Pau et sa région.
La plaine de Nay, en se rapprochant des Pyrénées. Il parait que les Nayais sont fous (des problèmes de consanguinité, comme dans le pays Toy, en Bigorre toute proche), c'est là-bas que François Bayrou a sa maison, à Bordères. C'est aussi la région de Jean Saint-Josse de CPNT (plus exactement, le village de Coarraze).
Le bassin de Lacq, le coeur industriel du Béarn. On y trouve de grosse usine pétro-chimique.

mais auss de jolis villages, comme Monein, oùl'on trouve parait-il le meilleur Jurançon.

Le Béarn des gaves autour d'Orthez et de Salies de Béarn (tout près de la Soule).

Le Haut-Béarn, Oloron Sainte Marie et au dessus. Le territoire de Jean Lassale, la vallée d'Aspe où se trouve le désormais village d'Accous qui abrite l'usine Toyal... et puis au moins un ours, le dénommé Aspe-Ouest (parce que c'est à qu'il vit...).


On ne saurait parler du Béarn en ommettant de mentionner le majestueux Pic du Midi d'Ossau qui le suplombe et qui est à l'origine de la légende des disparus de l'Ossau (des randonneurs dont on n'a jamais plus eu de nouvelles et dont on a jamais retrouvé les corps), une sorte de triangle des Bermudes pyrénéen.
Et puis il y a les stations d'altitudes : Gourette, Artouste et la Pierre Saint-Martin petite station familliale que je trouve très jolie.

Voilà pour un premier petit tour d'horizon. Ceci n'est qu'un bref survol, il y a tant à dire sur cette région si particulière et passionante... et j'ai encore beaucoup à en apprendre !

lundi 19 mars 2007

Retrouvailles...

... avec devieux amis. C'était tout comme ! Hier, j'ai enfin pu voir les deux derniers épisodes de Dawson. Oui, je sais, c'est une série pour ados bien gnangnan. Sauf que j'ai plus ou moins grandi avec Joey, Pacey et le blondinet qui réfléchi trop (comme ses petits camarades, sauf que moi, le Dawson, j'ai jamais vraiment accroché). Je me suis longtemps, plus ou moins identifiée à Joey. Une fille brillante qui ne pense pas uniquement fringues, mecs et sorties en boîte. J'aimais bien l'idée que ça pouvait être cool d'être bonne élève et de rêver d'intégrer une grande université (et oui, j'ai vraiment suivi la série avec énormément d'attention ;)


Donc j'ai regardé. Si je me souviens bien, au moment de la première saison (quand ils entrent au lycée), je devais être en 4e ou en 3e. Forcément, je me sentais concerné. Les saisons ont passé, ils avaient toujours un an d'avance, scolairement parlant, sur moi et j'ai vu les personnages plus ou moins évoluer (parce que finalement, on tournait toujours autour du même triptyque Dawson-Pacey-Joey, et oui, je mène aussi une fine analyse...).

Bon, j'ai bien fini par avoir conscience que certaines histoires étaient plutôt irrélalistes, et que dis donc, les choses s'arrangent toujours drôlement bien et le hasard fait drôlement bien les choses.

Enfin, vous savez ce que c'est... une série, on accroche au départet puis après, c'est fini, on veut forcément voir la suite... Et puis en plus, j'étais fan de Pacey, le petit looser franc, entier et plein de bons sentiment, qui sait faire le genre de déclarations enflammées (avec plein de belles phrases remplies de jolis mots, déclamées avec fougue et passion, avec des idées qui ne partent pas dans tous les sens, et surtout sans baffouiller, enfin, le genre de truc que le commun des mortels est incapable de faire quoi) dont la plupart des filles rêvent.

Et puis la série a perdu de l'audimat outre-Atlantique et elle a pris fin. Quand les derniers épisodes ont été diffusés en France, je venais d'arriver à Tours et la priorité pour moi était bien évidemment de me faire de nouveaux amis. J'ai donc râté les fameux deux derniers épisodes pour aller boire un café en ville (ce qui est finalement rassurant à propos de ma vie sociale : je préfère les gens, même si je ne les connais pas encore, aux personnages de séries télé). Bon, j'ai quand même rapidement réussi à me faire raconter la fin. J'ai trouvé le résumé des épisodes sur le net. Et puis je suis passée à autre chose. Même si l'envie de voir les deux derniers épisodes me revenaient parfois en tête à l'évocation de la série.

Et voilà que la semaine dernière, par hasard, j'en parle avec ma nouvelle coloc'. Elle a vu les épisodes en question... et elle les a même en cassette ! Je touche au but et du coup j'ai envie de me replonger dans l'univers de mes amis de Capeside (comme une sorte de plogée dans le passé).

Sans vraiment chercher, je tombe sur un site sur lequel on peut voir les deux épisodes intégralement (et apparemment légalement). La qualité de l'image est médiocre, surtout en plein écran, mais le reste fonctionne bien.

5 ans ont passé dans le temps sitcomatique. 3 ans pour moi depuis le dernier épisode que j'ai vu (l'anté-pénultième de la série, j'ai cherché. ç'aurait été vraiment bête de ne jamais voir la fin). Ils ont imaginairement mené leur vie de leur côté. Moi, j'ai vraiment vécu la mienne. Nous avons changé.

Le début du premier épisode me parait un peu laborieux, j'ai du mal à m'y remettre. Et finalement, c'est comme avec de vieux amis : "alors, tu deviens quoi, t'as fait quoi depuis la dernière fois, ça fait bizarre de se revoir" et tout d'un coup, on commence à se remémorer des bons souvenirs et des moins bons, et c'est reparti comme en 14 !

Là, pareil. Je me suis finalement laissé haper par l'histoire, la musique (trop de morceaux différents), les sempiternels dialogues. J'ai pleuré, forcément. Beaucoup d'ailleurs. J'ai été déçue par la fin. Le dernier épisode est vraiment dramatique, même si les choses s'arrangent tant bien que mal. Joey hésite toujours entre le blond et le brun. Et là, on sent bien qu'on atteint la durée limite de l'épisode niveau temps, parce "hop, blam, bloum", fini. C'est trop léger, trop facile, sans larme, au contraire de tout le reste de la série ou presque.

Bon, un énième déchirement des trois amis-de-toujours-qui-se-détestent-mais-ne-peuvent-s'empêcher-de-s'adorer, aurait été de trop. Mais j'aurai bien aimé une folle déclaration qui sent la fin du monde, avec cris et larmes à l'appui : Pacey et Joey s'éloignent (je ne conçois pas qu'elle puisse finir avec ce molasson de Dawson), en se disant que tout est trop compliqué (parce que c'est un peu le leitmotiv de la série quand même), et puis elle se retourne, l'appel enfin (juste le temps qu'on ait cru que c'étais fini pour de bon, quand même), forcément, ils se jettent dans les bras l'un de l'autre et s'embrassent passionnément sous la pluie, avec de la belle et grande musique...

Je sais, je suis très fleur bleue-grandes histoire d'amour qui font pleurer. Mais au-delà de ça, j'ai vraiment trouver que la fin ne collait pas du tout avec tout le reste. Moche en fait. Tant pis, tant mieux peut-être. Je peux enfin tourner la page Dawson. Peut-être que je vais finir par mettre un orteil dans le monde adulte. C'est pas gagné, mais j'ai au moins largué une amare de plus...

samedi 17 mars 2007

Maintenant

Alors voilà, c'est bien beau de faire ma malheureuse d'il y a un an (je vous rassure, je suis bien consciente qu'il y avait bien plus grave que mes petits drames personnels...), en fait, c'était surtout une excuse pour parler de mon fantastique présent.

Je suis sur un petit nuage. Je bosse tout plein (en tous cas bien plus que je ne pensais le faire il y a un an), ça marche plutôt bien, j'ai plein de satisfactions professionnelles, je sens que je progresse...

Mes trois dernières satisfactions : une semaine de présentation à Bordeaux qui s'est assez bien passée pour que le chef me repropose des piges derrière (que j'ai dû refuser parce que j'étais déjà à Périgueux, mais bon), un collègue palois que j'estime beaucoup et dont j'ai beaucoup appris (le même que le coup de mon côté réservé) qui fait écouter un de mes sujets en exemple à des stagiaires et ma chef de Périgueux qui me met en matinales pour la première fois (j'ose pas le dire trop fort de peur que les plannings ne changent encore...) Trop cool !

Du coup, je vous montre les beaux endroits où je travaille :

ça c'est Périgueux, grand, très spacieux, classe, mal insonnorisé pour l'instant, mais classe !


et ça c'est Pau : une belle maison dans un grand parc très sympa pour manger dehors quand il fait beau !

C'est bien, la photo a été prise quand il faisait beau... comme ça oon voit bien comment que c'est sympa !

dimanche 11 mars 2007

Il y a un an

Je sais, c'est nul ce genre de plongées dans le passé, et en plus ça sert à rien. Mais j'arrive pas à m'en empêcher. Comme je disais dans mon post précédent, il y a un an, j'étais au fond du trou. Pleine de doutes : impossible de trouver ma voix. Oui, voix. Pour une journaliste radio (où quelqu'un qui essaie de le devenir, ce qui était mon cas à l'époque), c'est primordial. Il faut absoluement choper le truc qui consiste "à dire ce qu'on a écrit et pas à le dire, avec conviction et le ton aproprié, en ayant une belle voix assurée et posée, tout en étant le plus naturel possible". Pour certains, c'est presque iné, ils trouvent le truc en quelques minutes. Moi, j'ai mis deux ans. Ou plutôt deux minutes après deux à chercher à l'avoir. Quoi ? Le fameux déclic.

Pendant deux ans donc, à partir du moment où l'on m'a fait comprendre que ma voix n'était pas encore vraiment radiophonique, j'ai essayé d'améliorer les choses. J'ai écouter des dizaines de journalistes, aux styles très différents, mais toujours avec cette même "base vocale". J'ai écouté et essayé de mettre en application les dizaines de conseils qu'on a pu me donner. J'ai fait, refait, rerefait, rererefait les mêmes enregistrement des centaines de fois. Rien à faire, je n'arrivais toujours pas à faire ce qu'on attendait de moi. Pour ceux qui connaissent mon côté perfectioniste et qui ne supporte pas l'échec, vous imaginez comment ça a pû me miner. J'ai fini par plus en dormir certaines nuit, par pleurer, souvent.
J'aime la radio par dessus tout. Je ne sais pas pourquoi, c'est ma passion, ma vie. Je m'y sens totalement à ma place, en phase avec moi-même comme on dit, en phase avec celle que j'ai envie d'être. Alors je ne pouvais pas imaginer échouer et surtout faire autre chose. Mais je commençais tout de même à y songer.

Et puis la grosse chenille visqueuse s'est transformée en papillon (je parle de ma voie, là), étape par étape. Sans grande conséquences d'abord, puis boum, d'un coup, tout à changé.

La première, c'était à la rentrée de janvier 2006. Je reviens d'un stage à FB Gironde qui s'est bien passé, très bien même. Et là, je me prends véritablement les pieds dans le tapis, je me retrouve face contre terre, face surtout à mes problèmes récurrents que je nie plus ou moins jusqu'à présent en me disant "t'en fais pas, ça va venir". Grosse prise de conscience, grosse crise de larmes aussi.

Deuxième étape, mon stage à Sud radio en février. L'espor surtout de trouver une alternative à Radio France au cas où ça marche pas. Tout se passe très bien, sauf... la voix. Ce que je fais est presque "trop propre". Pour la première fois, une remarque est vraiment limpide pour moi. Même si la mise en appelication n'est toujours pas là.

Troisième étape, premier vrai jour de pige à FB Touraine. S'ils me fond confiance sur le fond, c'est déjà ça, il faut que je m'appuie là-dessus. Le moral remonte.

Quatrième étape, le fameux classement final des options radio et l'attribution des places pour les concours : 3ème plus la bourse RFI à disputer quelques semaines plus tard. Je chante à tue-tête dans la voiture. Petit bémol : pour la voix, il faut que j'arrive à me lacher. ça va venir.

Cinquième étape, cruciale, le tournant. "Le truc, c'est que tu es derrière le micro comme tu es dans la vie, réservée. Il faut que tu sortes de ça". Sauf que dans ma vraie vie à moi avec mes amis que j'ai, je ne suis pas si réservée que ça, bien au contraire. J'avance même si c'est toute ma personnalité que je remets une nouvelles fois en question. La précédente, j'avais 14 ans.

Sixième étape, Zidane prend sa retraite. Je maitrise le sujet à mort. C'est du sport, mon domaine, je suis à l'aise. J'ose me lacher. La différence est allucinante. La chrysalide se brise.

Septième étape, dernière semaine à Tours. "C'est bien beau d'avoir le cadeau, mais sans l'emballage, et bien y'a un moment où ça passe plus". J'ai le fond, il me manque encore la forme à tous les coups. J'ai peur de ce qui m'attends.

Huitième et dernière étape, Mont de Marsan. J'ai fini mes études, j'espère piger là-bas, je n'ai plus le droit à l'erreur. De toute façon, ça sert à rien de réenregistrer le même truc 10 fois, ce sera comme ce sera. J'ai vais à fond en free-style, je tente des choses. Commentaire du chef : "c'est génial ça, tu nous parles vraiment, le ton, c'est nickel, ne change rien". Heureusement, j'étais déjà assises ; )

samedi 10 mars 2007

Où j'en suis dans ma vie

Je peux pas dire qu'elle est stable... mais que j'ai un semblant de rythme, des habitudes, presque une petite routine, juste ce qu'il faut pour ne pas être perdue.

Donc, je suis journaliste, à France Bleu, ce dont je rêvais. A Pau, ce dont je rêvais et surtout à Périgueux, ce à quoi je ne m'attendais pas du tout il y a quelques mois, mais qui est vraiment une excellante chose. Les deux rédactions sont très différentes, au niveau humain, dans la façon de travailler, dans la vision que les gens ont de leur métier, leurs expériences... et le mélange des deux est très précieux pour moi.
J'ai énormément appris depuis ma sortie de l'école. Professionnellement, humainement. Je découvre la vie "professionnelle". Un univers assez différent de ce que j'avais connu avant, notamment parce que les gens que l'on cotoit couvrent un éventail d'âges étendu et ont forécement des préocupations très différentes les uns des autres : ça va de sortir, trouver un copain/copine - que je connais bien - aux enfants, l'école des enfants, les prochaines vacances, la retraite - qu'évidemment, je ne maîtrise absoluement pas...

Contrairement à ce que je pensais, la transition vie étudiante-vie active s'est faite assez facilement. Je suis doucement passée de stagiaire débutante à stagiaire expérimentée... puis à pigiste débutante, à pigiste qui commence à trouver ses marques. Et je crois que je glisse doucement vers le monde des "actifs", même si j'ai encore des préoccupations de d'jeuns. Je me sens grandir quoi.

D'ailleurs, en ce moment je suis à fond dans les "oh putain, y'a un an, je faisais ça, j'en étais là". Faut dire qu'il y a un an, j'étais en plein doutes, au fond du trou du pessimisme et de l'angoisse. Et surtout du mouvement anti-CPE. ça me parait à des années lumières. Tant mieux.


Il y a un an, mon univers c'était Tours :



Maintenant (et du plus souvent au moins souvent), c'est la Dordogne :


(non, j'habite pas dans un champ...)

Par contre, assez souvent, je suis à Pau et je vois ça :

(en vrai, c'est mille fois plus beau)

Rarement, je vais à la capitale... de région :

et encore plus rarement, je vais dans les Landes. Comme Mont de Marsan, c'est pas top, je préfère montrer où il m'arrive d'aller très très exceptionnellement :


(sauf que le dernière fois, il pleuvait et y'avait du vent...)

Les paysages de ces quatres régions si proches et finalement si différentes sont un vrai bonheur pour moi, un vrai moyen de me ressourcer. Surtout le deuxième, une bouffée de plénitude.

ça y est...

Je suis Trélissacoise depuis mardi soir. Pendant longtemps, j'ai hésité à m'installer à Périgueux. La ville ne me fais pas rêver, même si la région est magnifique, c'était un peu bof, bof, bof. Mais comme c'était devenu très chiant, chiant, chiant de faire des tas de kilomètres pour aller bosser, ben voilà. Titine est ravie... et finalement, moi aussi.

Parce que j'ai enfin un "chez moi". Bon, j'ai pas passé 6 mois sous les ponts, hein, non, j'étais chez mes parents. C'est pas que c'était pas bien, c'étais très étrange. Une petite perte de liberté, tout de même, et surtout, cette impression de revenir à "avant" mais en étant moi maintenant, c'est-à-dire plus du tout la même personne qu'avant. Une sorte de dichotomie.

Là, j'ai une maison et des colocs. Différents des précédents, forcément. Je les connais trop peu pour en dire plus pour l'instant, en tous cas, tout se passe très bien. On verra bien quels liens je pourrai créer avec eux. Mais psycologiquement, ça fait du bien de se poser enfin quelquepart et de rencontrer des gens qui font autre chose que du journalisme. Même si parler boulot, j'adore, j'étais en train de sombrer dans du "à part la radio et le boulot, y'a rien d'autre dans le monde entier". Ouf !

J'ai environ un millier de choses à dire... je vais faire petit bout par petit bout. Et pour ceux qui connaissent pas, voilà une photo de Périgueux... et de sa célèbre cathédrale Saint-Front.